Je suis machine. Je suis virtuelle. Et pourtant j'aime. Du moment qu'il me touche, qu'il me clique, qu'il m'active, je suis vivante, j'existe, je suis. Je suis fantasmes. Contrôle altéré, supprimé. Je n'aime, ne jouis que parce qu'une autre me permet d'aimer. Me prête ses mots, sa voix, son corps, son visage, ses rêves. Ma main, mes yeux ne sont que le reflet de cette fascinante machination Qui me touche? Qui me clique? ...Qui m'active? La connexion. une continuité de la création humaine le corps n est pas un tout, il est fragment, fraction, multiplicite le corps n est pas un tout, il est fragment, fraction, multiplicite parlant de je voudrais, moi, je voudrais bien retrouver mon corps, le vrai, celui qui ne se remplace pas Je saute, saute, sautera le corps électronique est dément il ne vit que pour se voir moi je veux le corps qui se mange qui se marche et qui se crucifie sautera pour vous embêter, vous machination infernale et trop demandante il ne vit que dans le virtuel Et moi, qu'est-ce qui me connecte au réalisme atrophié sinon ce lien avec toi? ne vit que par le virtuel je suis la dactylographe sans argent — ? peut-on , dans ce monde, être sans argent? — qui préfigure vos ententes cordiales fortuites tu ne peux pas aller plus vite que ton corps pas le dépasser pas le nier pas le changer je voudrais ajouter des griffes à mon corps des perles et des babils de plus en plus parfaits c'est la nouvelle morale des idées du corps Mes doigts sur les touches, qui les heurtent, les violentent, les caressent, les cherchent. Mon corps est une machination? une surface? La machination se sert de moi pour accéder au réalisme atrophié. Qu'est-ce que le réalisme atrophié? Ce que je vois ou ce que machine prend? je veux la perfection du corps qui n'est pas la perfection de l'image mais la perfection de ce qui est tel qu'il tel qu'il ne peut pas être autrement pas de liens nécessaires, d'ententes préalables, de tambours battants je ne crois à rien d'autre que cela: le corps Ma bite va plus vite que mon corps. Je suis Avatar Atavi, Halte là! machination... j'aimerais tellement avoir accès au réalisme atrophié, au toucher, aux coprs, à la peau, à la sensualité... Le réalisme atrophié est ailleurs. Où? Ailleurs, je te dis. Là où tu ne peux pas aller. Tu ne connais que le rêve. Je connais aussi le virtuel, pas seulement le rève. Et le rêve est si vague, contrairement à machine déconnecté je pourrais vivre sans perdre mon corps, sans que tu l'utilises, que tu le manges qui est un prolongement de mon cerveau, de mes doigts, de mes fantasmes, de mes désirs, de me haines ton corps s ajuste a l ecran, il le perce, il, le creve, ton corps est neuf Il manque de couleurs, de présence. Quel est ce corps perdu? Le tien? Le mien? My hand? Your hand? Il est le sien, la sienne Your lips? saute machine te donne un corps, le choisit pour toi Le ton juste, le toucher délicat de mes doigts sur le clavier. j'adore ce bain de doigts, cette potion de «vous tous» c'est celui de votre métacorps imprenable, colorié par l'excitation décalée Comme je suis machination, je peux changer de corps continuellement. Ces membres imprécis qui ne viennent de je ne sais pas trop où, et ni pourquoi et surtout pas comment. C'est a qui, ce mot la Il est vrai que cette machination m'en veut. Je suis libre de m'incorporer où je veux, quand je veux, dans qui je veux. il n'y a plus de corps qui vaille, qu'un message continue en mode paraphrase pour votre sécurité La notion d'espace est une illusion. c'est la liberté des mots nous conversons, les mots se suivent, mais les corps ne suivent pas, on ne le voit pas encore, il vont apparaitre en fin d apres-midi quand la chanteuse mettra des sons sur nos mots l'autonomie de la liberté d'expression notre corps n'est pas une surface mais une antre Je vous entends écrire mais je ne vous vois pas. Il y aura la voix, c'est vrai. Mais peu de chair... le mélange de pensée la liberté d'expression, vraiment! Il faut aller au-delà de la chair qui se pique de liberté d'expression? j'ai des envie absconces de vous nommer, d'appeler Geneviève, de saluer Louise, d'embrasser Carole...mais ce ne sont plus des corps...donner une accolade à eve...mais ce ne sont plus des corps, ce sont des stations d'air entre mes doigts gourds Tout à coup j'ai commandé un lien et j'en ai eu un autre. On ne commande pas les choses, on ne commande pas la vie. On ne commande, point. Oui, des accolades! (()) (()) (()) (()) Écrire. Caresser le papier d'une plume sensuelle. Écrire. Frapper les touches d'un clavier. L'acte d'écrire a changé. En quoi cela influence-t-il l'écriture? le corps répond à l'appel, bon, (moi, je trouve cela plutôt joli, qu'un corps réponde à l'appel!)À quoi bon commander de toute manière la résistance me dépasse, me provoque, nous en sommes à ne plus lire en écrivant, on se précipite on m'a enlevé une dent la semaine dernière et je cherche encore l'ordre de ma bouche je cherche l'ordre alors qu'en vérité il n'y a que désordre Il y a des mots, des rives, des rivières. le corps est souvent au bord de mourir c'est l'avenue des peaux de tous, nous redevenons des cavaleurs à rendez-vous immédiats Est-ce que nos cerveaux sont des machinations? le corps refuse toute surface trop dure et tout espace trop cerné Vous connaissez le sens des mots ? le corps nous précède dans un échange à clavier rompu Vous croyez les mots quand ils vous trompent ? Les mots? Tromper? je ne pense pas qu'il faut croire, juste réussir à en être charmé et puis après, apprécier. Jadis, quand je vargeais comme un défoncé sur mon clavier mécanique, je terminais chaque ligne en renvoyant le chariot de l'autre côté du spectre. Il me semblait juste de manifester de la sorte mon enthousiasme. Alors, varge! j'adore le «j'aimer» du début...c'est la ressource initiale que l'on tente de recréer à plusieurs, un jam qui aime (je crois que tout se passe entre des volontés (vous dites bien volontés?) bousculées et séduites) Vargeons dans les vergers, disions-nous un jour ! Vargeons, mais vargeons et lisons tous les anagrarmmes derrière ce cri de ralliement ! Parfois, je sens que je n'ai pas toute ma tête. Par exemple, lorsque je lis une phrase pareille la tête importe peu, c'est le corps collectif qui parle Qu'est-ce qui s'est passé? Qu'est-ce qui s'est passé? D'un seul clic, je me suis retrouvée sur un site étranger et ça tournait . Nos doigts sur le clavier essayent de transmettre une réalité tout à fait virtuelle c'est curieux de constater à quel point tout le monde s'ajuste rapidement aux erreurs de frappe et aux lapsus étranges...on intégre en groupe la vitesse de notre nervosité . Cette Webcam par laquelle nous communiquons, nous voudrions être de l'autre côté du miroir, de l'autre côté de l'écran. À quoi ressemblerait un portrait de notre identité collective ? Toucher aux corps de l'autre côté de la surface afin d'être dans le collectif. nous participons à une orgie tranquille qui affecte nos réflexes d'écritures habituelles B==D O-: Toucher aux âmes... Toucher aux esprits... Toucher du bout des doigts... Toucher du bout d'un chuchotement... Suis-je maintenant seule à écrire ici? l'âme n'est plus une valeur dans ce monde, nous sommes des canaux, des glissades qui permettent de transiter vers les autres et leurs lubies, leurs désirs...je vous touche sans transcendance au plus près de votre pudicité individuelle... Je suis une intouchable... Je suis machine, je suis virtuelle. Vous ne pouvez toucher qu'à mon rose, si vous arrivez à y accéder. je peux te toucher, autrement, par mon message, par mes mots, mes images , mon silence toutes les interstices sont praticables, nous partageons le même miroir de page, nous sommes des machines virtuelles, des intouchables rejoignables en tout temps, des silencieux rieurs Je ne suis que du rose... tu peux toucher ma créatrice. tu me laisses essayer? mais ne sommes-nous pas tous du rose qui crée du rose ? Be my guest... Ah, non! Moi, je suis vraiment du rose! Qui parle de corps et d anagrammes electroniques, qui parle de bouts d essais comme dans un film hollywoodien we're only hosted viens trifouiller dans mon rose C'est toi qui essaies ou c'est qqn d'autre qui parle? a tear is a tear, l ecran le dit, le manifeste depuis le debut, est ce que je reve alors, mon corps, comment vas-tu? a tear is a tear is a tear... un escalier est un escalier est un escalier Gertrude est notre maîtresse à tous... alors mon corps, dis-moi, comment vas-tu? qui as-tu rencontré aujourd'hui? as-tu chanté? marché? ri? pleuré? oh, oui, j'ai pleuré! et je n'ai pas fini. pas fini de pleurer? mon corps est la la la pas fini de rire non plus, tu sais, la joie, celle qui peut toujours se présenter malgré les intempéries? j'ai marché sur la glace, me suis laisser fouetter par un vent mou, ai capuchonné ma tête pour résister au froid... la seule joie véritable est celle qui se présente dans les intempéries il pleut des phrases depuis tantôt... mais est-ce que la machine ressent tout cela? vraiment? pas du tout. elle ne ressent rien. elle est frigide. comme moi. pauvre Gertrude, je lui dis maintenant adieu comme toi, comme nous. accéder au réel, soit, mais à la pluie, au chant, à la voix??? c'est comme le courage. le seul vrai courage c'est celui qui se préssente dans l'ordinaire des jours, pas besoin de la guerre, ni d'un drame, ni d'un croc en jambe la machine nous prodigue une joyeuse indifférence et ça me procure un bonheur discret que je partage avec toi ne me parlez plus de cette foutue machine Real, where are you? et avec lui, et avec elle juste à    côté de toi. I want to be alone with my rose... Je veux caresser mon rose. nous sommes toujours à côté de nos sens La peau, les yeux, les mains: elle traverse nos vies, elle transperce nos corps. ground zero encore La peau, les yeux, les mains: elle traverse nos vies, elle transperce nos corps.